|
TOURISME
|
 |
| |
|
A l'époque (jusqu'à la fin du XIXème siècle), L'Ile de Groix était divisée en deux peuplades. A l'est, primiture (terre précoce) celle du soleil levant, on pratiquait la récolte du goémon. A piwisi, ouest, on bénéficiait d'une terre riche et prospère. En primiture, l'ouverture d'esprit était de mise. En piwisi, l'humeur était réservée, le caractère plus sauvage.
De cette distinction diluée par le temps, seuls restent aujourd'hui quelques langages ou railleries.
|
|
Groix fut habitée dès le mésolithique, dix mille ans avant notre ère. Puis au néolithique, premières traces de civilisation sur l'île avec les mégalithes.
Plus tard le christianisme fait son apparition, au VIIème siècle, Tudy, l'Irlandais, traverse la mer sur un menhir (dit la légende) et meurt sur l'île.
|
|
Il faut attendre le XIVème siècle pour connaître les débuts du commerce maritime et de la pêche à Groix. La Compagnie des Indes de Colbert attire paysans-ouvriers des quatre coins du royaume. Epices, thé, laques, soieries, étoffes, porcelaines des "Indes" transitent par le port de l'Orient et donnent une importance stratégique à Groix qui l'abrite.
|
|
L'apogée de l'île de Groix coincide avec l'industrialisation de la conserve du poisson qui en fit le premier port thonier de France.
En 1900, sur 268 thoniers bretons 198 étaient groisillons, en 1911, le quart de la population de l'île vivait du thon, soit 1 600 personnes.
Trente ans plus tard, l'activité ne survivra pas au chalutage à vapeur.
|